Histoire du quartier

L’histoire de Pontanezen commence bien avant les années 1970, bien avant l’apparition des tours et des immeubles que l’on connait aujourd’hui.

A l’origine, il n’y a bien sûr que des champs.

Dans les années 1780, on construit un hôpital sur les terres de Pontanezen qui, à l’époque, s’étendaient aussi au delà de l’actuel boulevard de l’Europe. Vidocq, le plus célèbre policier des années 1800, y passa quelques temps… comme bagnard. Venu de Paris via Rennes dans la chaine des condamnés, il raconte son arrivée à Pontanezen (qu’il nomme Pont-à-Lezen) en 1797, dans le huitième tome de ses mémoires.

Les bâtiments de l’hôpital figurent toujours sur les cartes d’état major de la deuxième moitié du 19e s. C’est à cette époque qu’ils deviennent caserne militaire.

Entre novembre 1917 et décembre 1919, 2 millions de soldats américains venus prendre part à la Première Guerre mondiale y transitent. 120 à 140 000 hommes y résident en permanence, soit près de deux fois la population totale de la ville ! Le camps, composé de tentes, est énorme et couvrent une grande partie du quartier actuel.

Aujourd’hui encore, Pontanezen jouit d’une célébrité particulière aux États-Unis. On dit que c’est par là que le jazz est arrivé en Europe. De petits orchestres s’y étaient en effet formés.

Evocation du camp américain de 1917 à partir de 4m11s :

 

Après la guerre et au cours des décennies suivantes, Pontanezen redevient une zone rurale. Entre l’actuel boulevard de l’Europe et la rue du Dourjacq, il ne subsiste que des champs piquetés de quelques fermes.

Tout change après 1945. Il est urgent de reloger les milliers de Brestois que les bombardements de la fin de la guerre ont jeté à la rue. On commence à construire sur les champs et, à partir des années 1950, des maisons puis des quartiers entiers recouvrent le paysage. Au début des années 1970, Pontanezen tel que nous le connaissons aujourd’hui commence à sortir de terre.

 

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